Un public tenu en haleine trois heures durant
LAUSANNE. Les deux premiers épisodes du Maître du zodiaque ont été projetés en avant-première samedi au Palace. L’apéritif s’est tenu avec Francis Huster.
Le zodiaque va-t-il ou non tirer sur Antoine Keller?… suite au prochain épisode! «Mais c'est pas drôle!» A l'instar de cette spectatrice, Le maître du zodiaque, la deuxième saison de la série de TF1 qui a scotché 11 millions de téléspectateurs à leur écran en 2004, a tenu en haleine son public samedi. Les deux premiers épisodes ont été dévoilés en avant-première au Lausanne Palace. Rappelons que la plus grande partie de cette saison a été tournée en terres vaudoises, une publicité qui ravit notamment Charles-André Ramseier, directeur de l'Office de Tourisme du canton de Vaud.
La Suisse romande au cœur de l'action
Avec ses meurtres sordides et ses courses-poursuites effrénées, la série est passée à la vitesse supérieure par rapport à la première saison, et prend des allures de thriller. «C'est rude, et de plus en plus rude à chaque épisode», accorde Francis Huster, présent après la séance de samedi et que l'on retrouve dans le rôle d'Antoine Keller. Plusieurs scènes vont pourtant faire sourire plus d'un téléspectateur de la TSR, qui seront privilégiés de découvrir la série dès le 28 juin, une semaine avant les Français. Ainsi, le siège de l'Union cycliste internationale (UCI) à Aigle se transforme en quartier général de la gendarmerie française, l'école hôtelière de Leysin en génératrice de meurtriers ou encore les escaliers du marché de Lausanne en quartier chaud. Certaines incohérences spatiales sont par ailleurs très cocasses: de nombreux sites suisses deviennent français comme par exemple les mines de sel de Bex, et la douane n'est plus à Saint-Gingolph mais à Chessel!
« Les policiers suisses? super efficaces! »
Après la projection, un apéritif attendait les spectateurs en compagnie de plusieurs acteurs, dont Francis Huster et Mary Lee de Leysin, qui joue son premier grand rôle en tant que Mekki la stripteaseuse. De nombreux figurants étaient aussi présents, dont plusieurs gendarmes pour qui «ça fait tout drôle» de se voir à l'écran. Francis Huster ne tarit d'ailleurs pas d'éloge pour ces figurants hors du commun, «en France il aurait été impensable de prendre de vrais policiers».
Pour les impatients qui voudraient connaître le nom du mystérieux Maître du zodiaque, impossible de soutirer quoi que ce soit aux acteurs. Se ruer sur le dernier chapitre du livre ne servirait à rien non plus: «dans le film, il n'y a pas la même fin!» souffle Francis Huster.
Tamlin Schibler
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