Dans le registre de l'émotion
Faire à nouveau tourner Jean-Paul Belmondo, Francis Huster se l'était promis. L'an dernier, il avait évoqué son projet alors qu'il présidait le 8e\7 festival Musique et Cinéma. Hier, il a offert un joli cadeau au public icaunais en présentant en avant-première Un Homme et son Chien, faisant du coup basculer l'ouverture de la 9e édition dans le registre de l'émotion.
L'émotion d'un hommage rendu à l'un des plus grands acteurs du cinéma français, amoindri par la maladie. « Jean-Paul Belmondo ne peut être là ce soir, mais il est profondément ému de savoir que le film va être présenté pour la première fois au public », a assuré le producteur Jean-Louis Livi, se faisant le messager du comédien. « Quoi que vous penserez du film, je veux simplement dire que Philippe Rombi a composé une musique magnifique. »
L'émotion d'un vieil acteur, né dans l'Yonne voilà 85 ans, qui a souhaité évoquer un ami : « Jean-Paul est un très bel acteur, très subtil, qui a travaillé comme un fou pour faire ce film. Lui qui après son accident vasculaire avait perdu l'usage de la parole a tout surmonter pour pouvoir rejouer. J'espère que vous allez en être ému. Moi, je le suis déjà », a témoigné Jean-Marc Thibault. Comme une quarantaine d'autres acteurs connus, il joue un petit rôle dans le film de Francis Huster.
L'émotion d'un jeune compositeur, Philippe Rombi : « J'avais déjà mis en musique Michel Serrault dans Un Hirondelle a fait le printemps, jamais je n'aurais pensé possible de mettre en musique Jean-Paul Belmondo, Robert Hossein, Jean-Marc Thibault. J'espère que ce film vous touchera. »
L'émotion, enfin, de Francis Huster qui, hier soir, s'est refusé à parler de son film, préférant laisser aux spectateurs le soin de le découvrir. Et quand on connaît son goût pour disserter, on peut imaginer l'émotion qui étreignait le réalisateur au moment où les lumières se sont éteintes. Et toute son impatience à connaître l'appréciation du public.
V. S.
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