Interview pour Casting Surf
» Comment as-tu abordé ce rôle d'une femme follement amoureuse, mais qui se sait condamnée par la maladie ? [dans "Le Grand Patron"]
Il faut avouer que Francis Huster m'a beaucoup aidé.
En fait je m'étais tellement concentré sur cette partie du rôle, [le fait d'avoir une maladie] que j'avais un peu négligé le reste du personnage. De plus, j'étais en tournage en Italie pour un personnage totalement différent.
Je me disais que je pourrais travailler le texte une fois sur place. C'était une erreur !
Quand je suis arrivée sur le plateau le premier jour, j'ai découvert un Francis Huster très énervé parce que je n'avais pas pu venir faire une lecture avec lui. Il ne supportait pas d'avoir à ses côtés une actrice qu'il ne connaissait pas. Il m'a torturé pendant tout le voyage qui nous a menés sur le tournage. Quand nous avons commencé à lire le texte, il ne cessait de me critiquer ouvertement. Il m'a vraiment fait peur et j'étais effrayé à tel point que je voulais quitter le tournage.
En fait, il a avoué plus tard avoir agit ainsi pour me faire réagir, me donner "un coup de fouet" qui s'est avéré très utile par la suite…
Pour lui, ce qui était important c'était de me responsabiliser, de me reconcentrer sur mon personnage, car il avait deviné que je ne l'avais pas assez travaillé.
Après j'étais plus relaxe, plus détendue et le jeu est arrivé tout seul. A partir de là, quand Francis me voyait en difficulté, il me redonnais confiance. C'est un partenaire formidable. Il est toujours à ton écoute, il n'est pas jaloux et il ne tire pas la couverture à lui.
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