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biographie (suite)

Côté public, au milieu des amis, des parents, on croisait les premiers "Maîtres", François Florent, René Simon, Robert Manuel, Antoine Vitez ...Il y avait les gens du métier, les "aînés", metteurs en scène, producteurs, agents... Et puis aussi une grande dame était là, chapeau et lunettes noires, Nina Companeez. Ce jour-là elle décida que son prochain film, " Faustine et le bel été ", elle le ferait avec ces nouveaux venus, Huster, Weber, Spiesser, et avec une petite fille brune aux grands yeux outremer, une petite fille qui étaient venue dans le public, qui s'appelait Isabelle Adjani ...

Francis apparaît pour la première fois à l'écran dans "La Faute de l'abbé Mouret" de Georges Franju. Suivent quelques petits rôles de jeunes premiers bellâtres dans "Faustine et le bel été" (1972), "L'Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot trousse-chemise" (1973) ou encore "Lumière" (1975). Dès 1976, grâce à "Si c'était à refaire", il entame avec le cinéaste Claude Lelouch une fructueuse collaboration qui se poursuivra avec cinq autres films ("Un autre homme, une autre chance", 1977 ; "Les Uns et les autres", 1980 ; "Edith et Marcel", 1983 ; "Il y a des jours... et des lunes", 1989 ; "Tout ça... pour ça !", 1992).
En 1981, Francis Huster quitte la Comédie Française pour s'impliquer davantage dans le cinéma. Il tient ainsi le haut de l'affiche du film d'Elie Chouraqui "Qu'est-ce qui fait courir David ?", parabole sur une famille juive lors de l'Affaire Dreyfus. Il enchaîne avec "J'ai épousé une ombre" (1983) et "Le Faucon" (1983), qui lui permet de s'essayer au polar, avant de tourner à deux reprises sous la direction de Andrzej Zulawski, un réalisateur qu'il admire, dans "La Femme publique" (1984) et "L'Amour braqué" (1984). Fort de cette expérience, Francis Huster se décide à mettre en scène son propre long métrage en 1986 : "On a volé Charlie Spencer !", l'histoire d'un employé de banque aspirant à une autre vie.

A partir des années 90, ce dernier délaisse quelque peu le cinéma pour se produire sur les planches avec sa compagne Cristiana Réali, une de ses anciennes élèves au Cours Florent, et s'investir davantage dans des séries télévisées à succès comme "Terre indigo" (1996), "Le Grand patron" (2000), "Jean Moulin, une affaire française" (2003) ou encore "Zodiaque" (2004). En 1997, il fait une apparition très remarquée dans "Le Dîner de cons" grâce à son fou rire communicatif, puis se contente souvent de jouer son propre rôle au cinéma, celui d'un comédien ou d'un professeur de théâtre, comme en témoignent ses prestations furtives dans "L'Envol" (2000), "Le Rôle de sa vie" (2004) et "Pourquoi (pas) le Brésil ?" (2004).

La plupart du texte proviennent du livre écrit par Muriel Huster et la fin de la biographie, du site Allociné.


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