Après avoir tiré sur Antoine Keller, Esther, comme une automate, reprend sa voiture et se dirige,
sans trop savoir pourquoi, vers le cimetière de Marseille.
Elle déambule dans les allées bordées de tombes et ses pas la conduisent vers celle de Rose-Marie Saint-André, puis vers celle de
Cécile Saint-André. Elle observe qu’une sépulture, bizarrement, s’intercale entre elles : la sépulture d’une inconnue, Blanche
Perrin. Logiquement, cette tombe n’a pas sa place entre les deux, à moins que Blanche ne soit de la famille…
Elle téléphone à la gendarmerie et Spagnolo, qui arrive immédiatement, réclame les registres administratifs; comme par
hasard, ceux-ci sont imprécis; le corps de Blanche, décédée à Evian en 1945, a été transféré là entre 1963 et 1988… c’est vague ! La
tombe est ouverte et, surprise, le caveau est vide ! De plus, il semble bien que les tombes aient été inversées ! Bref, qui a-t-on
autopsié ? Cécile ? Blanche ?
Esther revient au domicile de sa mère : la police a mis les cordons de sécurité et elle n’a que le
temps de monter dans l’ambulance qui emmène Antoine aux urgences.
Eva Trammel a réuni les famille Daguerre et Saint-André; sous la pression, Alexis finit par cracher
le morceau : Blanche Perrin est leur aïeule commune, Gabriel Saint-André et Pierre-Antoine Daguerre étaient frères.
Étant donné que personne ne sait qu’elle s’est rendue chez sa mère et qu’Antoine n’a pas repris connaissance, Esther bénéficie d’une
sorte de répit; elle rentre tranquillement avec toute la famille; et tandis que Pierre n’en revient pas encore de toutes ces révélations,
Juliette reçoit un appel mystérieux d’une femme qui se fait passer pour Cécile et qui lui indique l’adresse d’une usine abandonnée près
de Toulon : c’est là que l’on va retrouver Quentin !
Antoine revient à la vie et son regard, vers Esther, en dit long !
Esther, qui recouvre petit à petit la mémoire, avoue spontanément sa tentative d’homicide; placée en garde à vue, puis déférée au parquet
de Marseille, elle est cependant innocentée par le témoignage de Keller qui, loin de la dénoncer, la fait remettre en liberté …
surveillée… Retrouvailles émues avec Quentin; Juliette en profite pour révéler à Esther que Cécile a eu une fille d’Alexis mais elle a
accouché dans le plus grand secret et nul ne sait ce qu’est devenue l’enfant.
Eva remet en liberté Karl Fournier et fait transférer Mathias à Aix; que glisse-t-elle dans les mains
de ce dernier à ce moment-là, on ne le voit pas très bien… Toujours est-il que Mathias s’évade pendant son transfert, et va surprendre
Pierre et Hélène en plein sommeil pour obtenir d’eux l’identité et l’adresse de la prétendue Cécile, une certaine Betty domiciliée à Lausanne.
Sous la menace, Mathias contraint Betty/Cécile à monter dans son coffre de voiture; avec Esther, il la livre à la police; interrogée,
Betty, qui nie être Cécile, reconnaît qu’elle a été infirmière à l’Institut Daguerre, qu’elle y a connu Kowalski et qu’elle a été
opérée (changement de visage).
Apprenant que Fournier a été remis en liberté, Esther file au domicile de ce dernier; elle l’ y trouve
en vilaine posture... et récupère, sur son bureau une carte de visite, - elle traîne là bien à propos ! -, celle d’un spécialiste
en chirurgie esthétique, le Docteur Neuville, celui-là qui a opéré Betty/Cécile à Lausanne.
Mais quelle surprise lorsque le chirurgien explique que Betty a subi plusieurs interventions (payées par Alexis), non pas pour maquiller
son identité, mais au contraire pour ressembler à Cécile ! Et que de mystère encore puisque, pour le suivi post-opératoire, le médecin
devait visiter sa patiente dans un vieil hôtel désaffecté perdu en pleine nature !
Esther enquête et localise cet hôtel : une demeure qui a dû connaître ses heures de gloire et qui a
été transformée en un étrange théâtre d’ombres dont les couloirs, éclairés de bougies et peuplés de mannequins en déshabillé de satin,
mènent à une chambre où trône une femme morte au sourire grimaçant, Cécile Saint-André !
A peine se remet-elle de ses émotions qu’Alexis apparaît, la bâillonne et la ligote. Avec ce fou maniaque, qui depuis 20 ans ne
cesse de vivre au milieu de ses souvenirs et de sa momie, elle passerait un vilain quart d’heure si Mathias ne surgissait à propos
et à temps pour la délivrer. Alexis se jette du haut du dernier étage.
Au moment où Esther et Mathias s’apprêtent à quitter les lieux, Antoine arrive à son tour, désireux d’en finir, mais le « Zodiaque »
est malin... Il leur fausse compagnie avec la voiture d’Esther.
L’enquête semble donc bouclée puisque « Le Maître », Alexis, démasqué, est mort. Eva
démissionne et regagne son bateau où Mathias l’attend, embusqué.
Elle livre alors son histoire, celle d’une petite fille à l’enfance sabotée, une jeune fille dévorée par la rancœur et ne faisant
carrière dans la police que pour retrouver ses agresseurs et se venger. Esther survient au moment où les deux comparses ont scellé
leur réconciliation. Eva ordonne à Mathias d’aller exécuter Esther.
Durant ce temps, dans le bureau abandonné d’Eva, Keller découvre un vieil article de journal
relatant l’enlèvement d’une fillette à Evian, ainsi que la photo d’une femme dont le visage a été brûlé. Et lorsqu’il télécharge sur
l’ordinateur les renseignements que lui envoie le fichier central, il réalise brutalement que Grâce était la mère d’Eva et donc, c’est
Eva la vraie Esther et la jumelle de Mathias ! C’est aussi elle, « Le Maître » qui se venge des Daguerre et des Saint-André. Il se
précipite donc à son tour sur le port. Trop tard, Mathias a filé avec Esther.
Une course contre la montre s’engage où Keller voudrait échanger la « vraie » Esther (Eva)
contre l’autre Esther... De course en poursuite, les deux femmes se retrouvent enfermées dans la cabine d’un téléphérique où elles
engagent une lutte à mort, entrecoupée de courts répits où Eva Trammel dévoile à Esther tout son passé, avoue le meurtre de Grâce,
vomit son désespoir et sa haine à l’égard de celle qui lui a volé sa mère, car Esther, en fait, est la fille de Cécile et Alexis.
Esther réussit à s’échapper, Eva et Mathias s’enfuient. Du haut de la montagne, horrifiés mais aussi soulagés, Esther et Antoine
contemplent la voiture des fuyards qui, quelques mètres en contrebas, fait des embardées, bascule dans le vide et va s’écraser,
en flammes, au dessus du lac des anges.
Épilogue : Antoine et Esther se sont mariés; ils se préparent à partir pour les États-unis lorsque
Quentin leur transmet une enveloppe : c’est une photo d’Eva et de Mathias où est inscrit : « A bientôt »…