Tandis que le gracieux voilier vogue vers Cayenne, Mathilde s’interroge sur l’innocence de Pierre, sur la culpabilité de Léon, et voudrait bien que ce dernier recouvre l’usage de la parole.
Ébranlée par tous les événements qui ont en un an bouleversé sa vie, Constance sombre dans un état dont on ne sait pas très bien si c’est de la dépression, ou de la démence. Joseph s’occupe de son épouse avec affection et vigilance, sous l’œil dépité de Clélia qui sent le médecin lui échapper.
A bord, Pierre réussit à s’évader… tout en se débarrassant de Juliette. Un appel anonyme au « Courrier du Sud» informe Timotéo de cette évasion, Timotéo qui refuse d’en parler à Walter et préfère prévenir Bérénice.
Le vaccin à base de calendula est un succès ; invité par les chercheurs américains, Joseph se prépare à partir pour Santa Cristina et Clélia en profite pour lui faire ses adieux.
Des enfants découvrent Pierre, échoué sur le sable ; Arkos, prévenu, se rend immédiatement chez Constance où Mathilde l’intercepte, sous le nez de Pierre, qui s’est dissimulé à temps dans un arbre. Arkos et ses sbires fouillent en vain la maison.
Les trois femmes se liguent pour cacher Pierre et éloigner Arkos : Constance, qui a recouvré tous ses esprits, réussit à semer en ville Arkos, et à mettre dans le coup Clélia, et même Reine. Pendant ce temps, Bérénice ramène la carriole, Mathilde assomme le garde et toutes deux emmènent Pierre se cacher en territoire indigène.
Hélas ! La señora Marquez, venue arracher sa fille à Antoine, surprend Mathilde et Pierre ; elle s’empresse de les dénoncer à Arkos qui, aussitôt, organise une battue pour traquer le fuyard.
Clélia et ses filles, Reine et Constance, tendent un piège au commissaire et le prennent en otage au Cercle ; Léon, qui recouvre l’usage de la parole, avoue à Mathilde avoir tué Henry Vallogne.
Immédiatement, Mathilde court au Cercle chercher les conspiratrices, mais lorsque toutes arrivent chez Léon, suivies d’Arkos, deux coups de pistolet terribles brisent le silence ; Léon a mis fin à ses jours, laissant sur son bureau une lettre vieille de vingt ans : c’est une confession qui innocente Pierre et qu’Arkos emporte comme pièce à conviction.
Antoine cherche à revoir Rita et lui fixe rendez-vous afin qu’ils fuient ensemble. Mais la señora Marquez, ainsi que Constance, s’interposent et Antoine, qui en a alors assez de voir à quel point sa sœur reste préoccupée par Pierre, qui en a assez de ce Pierre qui empoisonne la vie de tous, décide de partir à sa recherche et menace de le tuer.
Pierre a échappé aux chasseurs de prime, il a trouvé refuge auprès des Indiens Oniri qui l’ont soigné, puis caché dans leur grotte sacrée.
Joseph, revenu de Santa Cristina, et Constance se lancent sur les traces d’Antoine, inquiets, pour l’empêcher de commettre une bêtise et finalement, tous se retrouvent et le drame est évité de justesse.
Mais Constance, persuadée que Joseph ne l’aime plus, a décidé de partir pour les États-unis. C’est à contrecoeur qu’elle accepte d’assister à une ultime réunion de famille au cours de laquelle Reine restitue aux Vallogne les terres qui leur appartiennent et se retire sur la propriété que lui a laissée Diégo. Mathilde l’aidera à élever l’enfant qu’elle a eu de Pierre.
Pierre, qu’aucune femme ne peut enchaîner, quitte Xeraco pour courir le monde.
Mathilde confie le domaine à Antoine, Rita et Bérénice.
Et enfin… vraiment in extremis, Joseph se décide à foncer, à cheval, sur la piste où l’avion de Constance s’apprête à décoller. Ils s’envolent tous deux vers des cieux plus propices.